Tristesse et indignation

Lundi matin, la maîtresse de Riwan annonce aux élèves que l’armée israélienne risque de bombarder la banlieue sud : ils ne doivent pas s’inquiéter s’ils entendent des explosions. Un garçon bondit alors de sa chaise en criant de joie. La nouvelle l’exalte visiblement, ce qui heurte plusieurs de ses camarades. Du haut de ses huit ans, Riwan lui explique qu’il a le droit d’être contre le Hezbollah, mais pas d’approuver Israël quand son armée attaque le Liban en tuant des milliers de civils, dont des centaines denfants.

Voilà ce que Riwan m’a rapporté au retour de l’école, avec un mélange de tristesse et d’indignation. J’ai tenté de le consoler en lui disant que son camarade ne mesurait sans doute pas la gravité de ses propos et de son attitude. Mon argument l’a-t-il convaincu ? Il n’en a plus reparlé en tout cas. (3/6/26)