Jeu de dupes
Un jour on nous dit que Trump s’emploie à freiner les ardeurs belliqueuses de Netanyahou, un autre on apprend que Trump a donné le feu vert au Premier ministre israélien pour frapper la banlieue sud. Tantôt on nous affirme que le président américain dissocie le dossier libanais du conflit avec l’Iran, tantôt on nous explique que Washington utilise les frappes contre le Hezbollah pour faire pression sur Téhéran. D’un côté Israël exige que l’armée libanaise étende son contrôle sur tout le sud du pays, de l’autre il cible nos officiers et nos soldats, comme cela s’est produit le 6 juin à Khardali où trois militaires libanais ont été tués. Venez discuter face à face avec les Israéliens, et vous verrez s’ouvrir devant vous les portes de la paix, nous promettait-on ; le pouvoir libanais a franchi ce pas sans aucun préalable et, en retour, il n’a rien obtenu sinon la perpétuation de la guerre et l’extension de la zone d’occupation.
Qui manipule qui ? Qui ment à qui ? Qui sait vraiment ce qu’il fait ? Où nous conduit cette diplomatie de l’improvisation et de l’incohérence ? Pourquoi n’instaure-t-on pas un vrai cessez-le-feu qui créerait un climat favorable à la discussion ?
Impression tenace d’un gigantesque jeu de dupes et d’un énorme gâchis : depuis le début des pourparlers entre le pays du Cèdre et l’État hébreu, des centaines de civils ont été fauchés au Liban. (8/6/26)