Barbarie

Tandis qu’Israël poursuit son offensive et que les combats font rage autour du Litani, le ministre israélien Itamar Ben Gvir a déclaré que le temps était venu pour « raser la banlieue sud de Beyrouth ». Cette déclaration est symptomatique d’une pensée primitive et brutale dominée par l’instinct de violence, au détriment des faits et de la raison.

En quoi Israël serait-il avancé s’il « rasait » la banlieue sud ? Sa sécurité serait-elle davantage assurée ? Le Hezbollah cesserait-il de bombarder la Galilée ? Non. Raser intégralement la banlieue sud permettrait, en revanche, d’extérioriser la haine insatiable et la rage dévastatrice de ses dirigeants les plus extrémistes, sans aucun bénéfice pour l’État hébreu.

Clausewitz disait que la guerre était « la continuation de la politique par d’autres moyens ». Cela est vrai quand elle repose sur des stratégies rationnelles ; mais quand elle se transforme en outil de destruction aveugle, elle devient une barbarie pure et simple. (31/5/26)