Plus jamais ça
Au moins deux mille Libanais ont perdu la
vie depuis le début du mois de mars. Rien que pendant la journée noire du
mercredi 8 avril, trente-trois enfants ont été déchiquetés par les bombes israéliennes. En tout, ce sont cent soixante-cinq enfants qui ont été fauchés en six semaines de conflit, auxquels s’ajoutent
les centaines de blessés, les milliers de traumatisés, les dizaines de milliers
de déplacés. Israël continue de violer les
lois de la guerre et le droit international en sacrifiant les civils dans son
offensive contre le Hezbollah. Pourquoi s’empêcherait-il de le faire alors qu’il
a toujours joui d’une impunité totale à Gaza, en Cisjordanie et au Liban ?
Si le cessez-le-feu est une urgence et la paix une nécessité, sanctionner les crimes de guerre constitue un impératif absolu. Le gouvernement israélien doit payer pour le sang civil versé en Palestine et au Liban. Netanyahou doit répondre de ses crimes devant un tribunal international. Il faut que le droit s’impose face à la barbarie, non seulement pour rendre justice aux victimes et à leurs familles, mais pour empêcher d’autres massacres à l’avenir. La question dépasse les rives orientales de la Méditerranée ; il s’agit d’un enjeu éthique qui concerne l’humanité entière.
Cette exigence morale ne disculpe pas le Hezbollah de sa responsabilité envers les victimes civiles israéliennes, même si, et il faudrait porter des œillères épaisses pour ne pas le voir, les responsabilités respectives sont incommensurablement disproportionnées. (11/4/26)